Monday, May 31, 2010

La promo qui tue chez Walmart!!!


Dans la série j’exploite tous les marchés possibles, voici un nouveau marché prometteur pour nos markéteux préférés !!! Ou comment les règles du marketing s’appliquent a tout et ne reculent devant rien…Marché de masse, distribution sélective ou tendance écolo et Do-It-Yourself, tous les grands standards du marketing y sont ! Alors vous aussi profitez en vite et achetez malin !

Si vous aussi voulez vite profiter de la grande promotion de la chaîne de supermarchés anglaise Walmart, n’hésitez pas
c’est par ici… Par contre, à ce que l’on me dit, c’est que Walmart n’offre pas sur ce produit le paiement en trois fois sans frais…

Mais si l’investissement est trop lourd, soyez créatif et optimisez votre investissement : optez pour la table basse, le billard, l’étagère, ou encore le canapé…
en cliquant ici. Vos amis vous envieront!

Et pour les moins chanceux d’entre nous, il y a aussi les kits Do-It-Yourself, si vous êtes bricoleurs et si vous avez encore un peu de temps devant vous… http://buildityourselfcoffinkit.com/ Cependant ceci n’est pas recommandé pour les phases terminales…

Alors, dépêchez vous, vous aussi soyez « In », surfez sur la dernière tendance a la mode aux Etats-Unis !

Fabrice

---


Nécessité ou vertu, l'Amérique enterre ses morts dans le jardin

Par Hélène Crié-Wiesner Personne écrivante 12/03/2010 17H55

Et si on enterrait mémé (ou pépé) dans le jardin ? Et si on contournait les pompes funèbres, si on évitait les cochonneries chimiques de conservation du corps ? Quand la crise économique rencontre le souci écologique, ça donne une tendance « do-it-yourself » très américaine. De site web en journal alternatif, j'ai vu grandir ces dernières années la vogue des « green burials » (« enterrements verts ») et autres « organic funerals » (« funérailles bios »).Une étape autrement marquante a été franchie en 2009 aux Etats-Unis : le nombre des corps non réclamés dans les hôpitaux est allé croissant. Les morgues débordent, beaucoup ont été obligées d'acheter des camions frigorifiques pour garder les morts non retirés par les familles, en attendant de les passer à la crémation municipale. « Ce n'est pas qu'on ne trouve pas les familles, mais celles-ci n'ont pas l'argent pour payer les frais funéraires. Alors elles nous laissent les corps. » On imagine le déchirement que ce doit être, pour certaines familles dans la misère, de devoir abandonner ainsi l'un de ses membres.

Sans aller jusqu'à cette extrémité, l'augmentation fulgurante du chômage, la perte brutale de tout revenu et couverture sociale, ou l'angoisse de devoir sauter le remboursement d'une ou deux traites sur la maison (et de se la faire aussitôt piquer par la banque), ont généré le retour à une pratique ancienne : l'enterrement dans le jardin ou, au minimum, le traitement familial intégral des gestes et cérémonies consécutifs à un décès. Dans le jardin ? Oui, aux Etats-Unis, c'est permis la plupart du temps, en zone rurale ou semi-rurale. Une fois qu'on a coupé les frais de l'emplacement au cimetière, on a déjà beaucoup économisé. Ce n'est pas vraiment nouveau, c'est juste que ça revient en force : dans l'immense campagne américaine, on voit partout de ces tombes familiales sur les terres privées.

Ce qui l'est davantage, qui avait été progressivement abandonné depuis au moins les années 50, comme d'ailleurs les accouchements à domicile, c'est quand la famille s'occupe elle-même de laver, habiller, veiller et conserver son mort sur son lit, le temps de laisser arriver la parentèle dispersée aux quatre coins du pays -c'est grand, l'Amérique. Cette fois, j'ai trouvé des chiffres dans The Virginian Pilot, un quotidien de Virginie, qui relayait avec force exemples un reportage du New-York Times sur le même sujet (c'est dire si la tendance est lourde) : « L'économie peut-être considérable. Des obsèques moyennes et modestes reviennent à 6 000 dollars quand on fait appel à des professionnels, auxquels il faut ajouter le prix de la crémation ou de l'enterrement. Des funérailles maison coûtent le seul prix du cercueil si on l'inhume dans le jardin, 300 ou 400 dollars si on opte pour la crémation, à partir de 700 si on va au cimetière. »

Nancy Manahan a écrit en 2001 un livre, « Living Consciously, Dying Gracefully » (« Vivre en conscience, mourir élégamment »), qui approfondit les motivations des gens optant pour cette solution. Depuis s'est ajouté le très lourd argument financier : « C'est biologique et informel. C'est important, dans ces moments-là, que des étrangers ne s'immiscent pas dans l'intimité de la famille. Il s'agit de ne pas déléguer le processus de la mort à des professionnels. » En réaction à l'un des articles cités précédemment, un lecteur internaute mettait les points sur les « i », en précisant que la vogue des obsèques maison était sans doute accélérée par la crise, mais que le principal était ailleurs : « S'occuper de nos morts à la maison, c'est la même chose que de prendre en charge notre santé et d'utiliser une médecine alternative, de planter un potager familial, de faire naître ses enfants chez soi. Il s'agit de récupérer nos droits confisqués par des spécialistes. » Le nombre des obsèques entièrement prises en charge par les proches est en augmentation, et ce ne sont pas les seuls chiffres officiels qui en témoignent. Alors qu'en 2002 il n'y avait que deux associations dédiées à l'aide aux familles, il en existe aujourd'hui près d'une cinquantaine.

Pareil mouvement ne pourrait sans doute pas voir le jour en France, les réglementations étant très différentes. Aux Etats-Unis, il est facilité par la géographie, bien sûr, et par l'autonomie législative bien plus grande dont bénéficient les comtés et les Etats. Les citoyens sont davantage habitués -et autorisés- à gérer leurs propres affaires. Corollaire de cette liberté, le marché s'est adapté aux besoins des clients libres de contourner les professionnels de la mort. Ainsi, il est facile de trouver des cercueils très simples, pas chers, conçus « pour le jardin », biodégradables, et même en kit à monter soi-même. Jusqu'à la chaîne de supermarchés Walmart, qui propose depuis octobre 2009 des cercueils sur son catalogue en ligne. Un peu plus cher que les kits, mais très classe ! Il y a aussi les prévoyants, ceux qui n'entendent rien gaspiller, qui veulent rentabiliser l'investissement bien en amont. Ils achètent un canapé-cercueil, une table d'apéro-cercueil, des étagères-cercueil, une commode-cercueil...

No comments:

Post a Comment