Tuesday, March 2, 2010

Si votre enfant ne fait pas un MBA, vous saurez pourquoi!

Je sais que je ne vais pas encore me faire des amis mais j'ai trouvé cette étude intéressante alors je voulais vous en faire part.

Fesser son enfant abaisse son QI

Le fait d'être fessé étant enfant est lié au fait d'avoir un QI plus bas, selon une étude présentée à l'International Conference on Violence, Abuse and Trauma de San Diego.

La relation entre la fessée et l'intelligence se trouve chez les enfants du monde entier, a déclaré l'auteur principal de l'étude de l'Université du New Hampshire : le professeur Murray Straus. Les enfants aux États-Unis qui ont été fessé avait un QI inférieur de 2,8 à 5 points comparés a ceux qui ne reçoivent pas de fessées, a pu trouver le professeur.

Le professeur Straus a étudié 806 enfants âgés de 2 à 4 ans et 704 enfants âgés de 5 à 9 ans. Les deux groupes ont été retestés quatre ans plus tard, afin de savoir à partir de quelle fréquence les fessées influençaient le QI. «Plus on donne de fessées, plus il y a ralentissement du développement de la capacité mentale de l'enfant», a-t-il déclaré dans un communiqué. "Même de petites quantités de fessée font tout de même une différence.", a-t-il ajouté.

Le professeur Straus et ses collègues ont également examiné la pratique des châtiments corporels dans 32 pays en interrogeant 17.404 étudiants universitaires. L'analyse a trouvé un QI moyennement plus faible dans des pays où la fessée est plus répandue. Le lien le plus fort entre les châtiments corporels et le QI était pour ceux dont les parents ont continué à recourir aux châtiments corporels, même quand ils étaient adolescents.

"Il est temps de commencer à voir les avantages de ne pas fesser les enfants et de se concentrer sur leur bien-être, et éventuellement d'adopter des lois fédérales sans fessée", dit-il.

Comment la fessée aurait-elle un impact sur l'intelligence ? Le professeur Straus suggère que le stress chronique créé par la fessée crée régulièrement des symptômes post-traumatiques chez les enfants. Le SSPT est lié à la baisse de QI.

Une autre étude, publiée dans Booster Shots, a constaté que les enfants ayant reçu des fessées à un âge aussi jeune que 1 an avaient un comportement plus agressif à l'âge de 2 ans et un retard du développement socio-émotionnel à l'âge de 3 ans.

4 comments:

  1. Ah la la... chez les "anti-fessée", y'a des claques qui se perdent j'vous l'dis !
    lol

    Je voudrais en profiter pour aborder plusieurs points...

    1) C'est peut-être parce que les gosses ont un QI bas qu'ils se prennent beaucoup (trop) de claques, et non l'inverse !
    Du genre "mais putain il comprend rien ce gamin ! paf !" et voila...
    J'avoue que c'est un peu tiré par les cheveux ^^ mais ça reste possible !

    2) Ils disent que c'est dans les pays où le QI de la population générale est le plus bas qu'il y a le plus de claques.
    Ca prouve pas forcément que c'est les claques qui sont à l'origine du QI plus bas, mais l'inverse : c'est PARCE QUE la population a un QI plus faible qu'elle met plus de claques.
    Gens moins "cultivés" ou un peu plus "bourrus" = moins de discussion, de verbalisation = plus de claques et châtiments physiques.

    3) Faut s'entendre sur ce qu'on appelle "fessée", claque, châtiments corporels, enfant battu etc... car les définitions, notamment pénales, varient d'un pays à l'autre.
    Certes il est d'usage de ne pas battre son enfant comme plâtre, ni même de lui mettre des claques trop souvent, et c'est tant mieux !, mais de là à ne plus avoir le droit DU TOUT de s'interposer physiquement à son enfant, faut pas pousser...!
    Et là ATTENTION car en fait quand on parle d'interdiction de la "fessée", ça concerne AUSSI les claques, maintenir son enfant par les épaules ou lui attraper le bras...
    Dans tous les pays où ces lois "anti-fessée" sont passées, en fait c'est toute atteinte physique à l'enfant qui est interdite !
    Et là ça devient vraiment n'importe quoi...
    Interdire le fait de frapper trop fort ou trop régulièrement ses enfants (ou ceux des autres d'ailleurs !) oui ! d'ailleurs c'est déjà le cas en France et dans beaucoup de pays. Interdire les claques et tout le reste ??? Non.
    Les claques , et plus généralement l'interposition physique face à un enfant, ne sont pas LA solution éducative, mais elles font partie intégrante de l'éventail varié des mesures éducatives, au même titre que le débat, la discussion, la punition, le soutien affectif ou la récompense.
    Le tout c'est de savoir les distribuer au bon moment ^^

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  2. 4) Cet acharnement de propagande contre toute forme de "violence" est suspect intellectuellement, et paradoxalement socialement dangereux.

    A- Intellectuellement suspect, car en général la dénégation voire le déni des comportements ou pulsions naturelles chez l'être humain (la violence, l'agressivité, le sexe etc) s'accompagne de la croyance que l'être humain n'est pas "un animal" comme les autres mais une créature spéciale, une créature "divine"...

    D'ailleurs la plupart des fervents lobbyistes "anti-fessée" s'avèrent être aussi des fervents croyants (dont certains sont aussi des militants anti-avortement, quelle drôle de coïncidence...).
    En gros leur discours, au début toujours "posé" et raisonnable, finit à chaque fois par "mettre une claque à son enfant c'est de la violence, c'est comparable aux enfants battus, la violence c'est mal, surtout envers les enfants ! les enfants, ces pauvres petits êtres sans défense et innocents" blablabla et toutes les autres conneries en mode hippie qui a mal digéré Dolto, ou "je sais tout j'suis abonnée à Psychologie Magazine"...

    C'est absurde, et surtout ça dénote une mentalité au mieux naïve, au pire réac', moralisatrice et nauséabonde.

    La violence ne créé pas nécessairement de conflit comme on nous le répète depuis l'enfance. Elle permet aussi de résoudre des problèmes, elle signifie à l'autre qu'il a dépassé une limite, la limite du dialogue justement. En ce sens elle est un outil, parmi d'autres, de régulation des interactions sociales.

    Recourir à la violence n'implique pas nécessairement non plus la "loi du plus fort", pas plus que la violence n'entraine automatiquement de hiérarchie.
    Car Dame-Nature faisant bien les choses ;) le recours à la violence a un "coût" non négligeable, qui limite son utilisation.
    Pour faire court (j'essaie !), dans la nature un animal ne peut pas passer tout son temps à se battre pour un oui pour un non, sinon il va vite mourir ^^
    Se battre, entrer en conflit, fait que le corps utilise beaucoup d'énergie et épuise ses réserves. Et il y a aussi un risque de blessure, voire de mort. En plus, s'il vit en groupe et déclenche trop d'hostilités ou se montre trop agressif envers les autres, soit les autres se soumettent mais vivent dans un tel état de stress que ça les rend moins efficaces pour défendre le territoire ou chasser, et donc la survie du groupe (y compris de l'individu trop violent) est compromise, soit les autres se rebellent et excluent l'élément perturbateur hors du groupe.
    Donc la violence porte en elle une auto-régulation : pas assez, on meurt ; trop, on meurt.

    Il faut apprendre à gérer la violence, les comportements agressifs, à les utiliser à bon escient (pour défendre quelqu'un de plus faible par exemple), pas les nier ou les interdire.

    La violence n'est ni "bonne" ni "mauvaise", la violence n'a rien à voir avec la morale ou l'humanisme !
    La violence est adaptée ou pas adaptée, c'est différent.

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  3. B - Vouloir interdire toutes les formes de "violence" entre individus, c'est donc suspect intellectuellement, mais c'est aussi socialement dangereux.

    Pourquoi ? Car la violence fait partie intégrante des régulateurs sociaux, tout comme la négociation, l'apaisement, le dialogue, le compromis, etc... on a beau vouloir nier la violence, l'empêcher ou l'interdire, elle sera toujours présente (sauf si on met toute la population sous tranquilisants, ou si on lobotomise tout le monde, ce qui reste possible...).

    La violence est donc toujours là, mais interdiction formelle de l'exprimer ou de la manifester.
    Dans nos sociétés "modernes et civilisées" on apprend à négocier, à débattre, à chercher un compromis... mais on apprend jamais à gérer sa violence ou son agressivité.

    Les comportements violents ou agressifs, physiquement ou verbalement, ne sont pas "gérés" : ils sont interdits !

    - Ils sont empêchés : par une propagande présente partout dès notre plus jeune âge :
    dans la plupart des familles on véhicule aussi ces valeurs "c'est pas bien de se battre", "la violence c'est mal" etc.
    Idem dans les garderies, les crèches, les centres aérés, les colonies de vacances, les écoles.
    Partout les adultes, référents pour les enfants, disent que "la violence c'est pas bien".
    Et on grandit ainsi, avec une violence sourde en nous, qui nous échappe parfois... et on grandit avec la certitude au fond de nous que si on a cette violence, cette colère en nous, c'est donc qu'on est "foncièrement mauvais", qu'on est des merdes quoi...
    Certains enfants font le choix de se soumettre à l'idéologie dominante, de n'être jamais agressifs, ne jamais se défendre de manière violente, en échange de quoi la société les considère comme de "bonnes" personnes.

    Mais comment s'étonner que d'autres enfants fassent un autre choix, celui de grandir en s'identifiant à l'individu "mauvais, méchant" que la société, les profs, les médias, l'école a dit qu'il était ? "Si il se bat à l'école, c'est qu'il a un problème ce gosse !"
    Bah non... il a peut-être juste défendu son goûter ou collé des pains à ceux qui essayaient de racketter un autre gosse !

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  4. - Les comportements violents ou agressifs sont donc empêchés très tôt dans l'éducation (créant une grosse contradiction avec ce que le gosse vit et ressent dans la réalité), mais ils sont aussi sévèrement réprimés : la loi française par exemple interdit déjà les insultes, les menaces, les coups et les agressions. Idem à l'école et dans toutes les structures éducatives ou sociales.
    Durant les mouvements sociaux, les insurrections et les révolutions, la violence émanant du peuple est aussi très violemment réprimée par la police.

    Les comportements violents et agressifs étant traqués de toutes parts, empêchés, surveillés, niés, réprimés, et moralement réprouvés par "la société" explosent donc, à l'aveuglette, faisant régulièrement la une des faits-divers et inspirant de nouvelles lois plus coercitives encore...

    Qu'il s'agisse des lois sécuritaires, de l'éducation à l'école et dans les familles, ou au nom de la "civilisation", on s'acharne à vouloir prohiber toute manifestation de violence :
    volonté de "ne pas ressembler aux animaux", et paradoxalement volonté de nous voir agir comme des moutons...!
    Car la violence C'EST LE MAL ABSOLU, c'est toujours illégitime : sauf quand c'est l'Etat!

    Seules la police et l'armée, bref l'Etat, sont dépositaires de "la violence légitime".
    L'Etat lui, a le droit de recourir à la violence : quand c'est le peuple ou un individu qui est violent c'est mal, mais quand c'est lui là c'est légitime...

    Et impossible de coller une tarte à l'Etat ou à son patron ou à son directeur de service pour lui signifier qu'il dépasse les limites !, puisque "la violence c'est mal" et que nous, on a pas le droit...

    J'avoue : c'est pas con, on aurait pu y penser plus tôt ! C'est tellement pratique d'avoir le pouvoir et de décréter que seul le pouvoir peut recourir à la violence...!

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