Thursday, March 4, 2010

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Les téléphones portables bénéfiques contre Alzheimer ?

Des résultats spectaculaires ont été obtenus sur des souris. Mais ils doivent être confirmés.

En pleine polémique sur la possible toxicité des téléphones portables pour la santé, des chercheurs américains jettent un pavé dans la mare. Leurs travaux sur des souris, tout juste publiés dans la revue spécialisée Journal of Alzheimer's Disease, suggèrent en effet qu'une exposition prolongée aux ondes électromagnétiques émises par les téléphones mobiles pourrait prévenir la maladie d'Alzheimer, et même faire régresser ses lésions. Jusqu'ici, les téléphones portables avaient plutôt été soupçonnés d'induire des tumeurs cérébrales. Les résultats obtenus par Gary Arendash, du Centre de recherche sur la maladie d'Alzheimer de Floride, paraissent spectaculaires, mais ils sont très préliminaires et restent à confirmer, estiment les spécialistes français.

Chercheur reconnu dans le domaine de la maladie d'Alzheimer - il est notamment l'un des pionniers de la piste vaccinale -, Gary Arendash est parti de l'hypothèse qu'un usage intense et prolongé du téléphone portable pouvait être délétère pour le cerveau et en particulier la mémoire. Pour le vérifier, son équipe a mené des expériences chez 96 souris, dont beaucoup étaient génétiquement modifiées pour déclarer une maladie d'Alzheimer. Deux heures par jour pendant 7 à 9 mois, ces animaux ont été soumis, non pas directement à des téléphones portables, mais à une antenne émettant des ondes électromagnétiques de haute fréquence. À la surprise des chercheurs, les effets de cette exposition - correspondant chez l'homme à un portable vissé à l'oreille plusieurs heures par jour pendant des années - ont été bénéfiques.

«Une piste intéressante»

D'abord, les souris génétiquement prédisposées à l'Alzheimer mais exposées précocement et longtemps ont été protégées de la maladie. Leurs performances aux tests de mémoire (repérage dans un labyrinthe) se sont révélées comparables à celles d'animaux sains. Plus étonnant encore, les souris déjà malades ont aussi retrouvé leur mémoire. Et dans leur cerveau, les plaques amyloïdes - l'une des signatures anatomiques de la maladie - ont régressé. Quant aux souris non génétiquement modifiées, leur mémoire a aussi été boostée par l'exposition prolongée aux ondes. «Comme nous avons utilisé des paramètres électromagnétiques identiques aux téléphones portables, et que la mémoire de nos souris a été évaluée avec des méthodes comparables aux tests humains, nous pensons que nos résultats peuvent être très pertinents chez l'homme», souligne Gary Arendash. Selon lui, les effets protecteurs des ondes sur la mémoire pourraient en partie s'expliquer par une augmentation du débit sanguin dans le cerveau. Pendant les périodes d'exposition au portable, les chercheurs ont relevé une légère élévation de la température cérébrale chez les cobayes. Ce phénomène, qui aurait peut-être un rôle dans la régression des plaques amyloïdes, a été noté uniquement chez les souris malades, après plusieurs mois d'expérience.

«Les ondes électromagnétiques pourraient représenter un traitement non pharmacologique et non invasif de la maladie d'Alzheimer», concluent les chercheurs, tout en appelant à la prudence dans l'extrapolation de leurs découvertes à l'homme. Face à ces travaux inédits, les spécialistes français restent sur la réserve. «C'est une piste intéressante, proposée par une équipe sérieuse, mais leurs résultats ont besoin d'être reproduits», commente le Pr Jean-Jacques Hauw, neuropathologiste à l'université Pierre-et-Marie-Curie, à Paris. Ainsi, précise-t-il, le modèle animal utilisé par l'équipe américaine est validé, mais reste éloigné de la maladie d'Alzheimer humaine. Le Pr Philippe Amouyel (Inserm), qui pilote le volet recherche du plan Alzheimer, est même carrément critique sur la méthodologie. Dans ces expériences, c'est tout le corps de l'animal qui est exposé aux ondes, et pas seulement la tête, remarque-t-il. Surtout, «les effectifs de souris sont assez faibles et sont divisés en plusieurs sous-groupes soumis à de nombreux tests. Du coup, certains résultats observés pourraient être le fait du hasard».

1 comment:

  1. C'est vrai que l'utilisation prolongée de téléphones portables est soupçonnée de favoriser le développement de tumeurs.
    Mais elles pourraient aussi favoriser la non-apparition de la maladie d'Alzheimer, voire sa régression. Bah au moins y'a un effet bénéfique, cool !

    Et au passage, c'est pas incompatible : les ondes électromagnétiques peuvent très bien déclencher des tumeurs ET empêcher Alzheimer, vu qu'il s'agit de deux trucs complètement différents (cellules cancéreuses dans un cas, dégénérescence neurologique dans l'autre cas).

    La seule "réserve" que je trouve valable est celle qui dit que dans l'étude, c'est tout le corps des souris qui est exposé aux ondes, et pas que la tête.
    Pas faux ! Si par exemple c'est une meilleure (ou anormale mais meilleure) production de telle ou telle enzyme ou hormone qui est à l'origine de l'amélioration, c'est peut-être le bombardement aux rayons de la rate, du foie ou des glandes surrénales qui est à l'origine de l'amélioration, et pas le bombardement du cerveau (comme chez les humains avec le téléphone portable).

    Autre détail : mieux vaut rester au plus près des conditions réelles.
    L'étude prouve qu'une exposition prolongée de tout le corps à des ondes électromagnétiques augmente les performances de la mémoire, prévient l'apparition de la maladie d'Alzheimer et même permet de la faire régresser.
    Heu, tant mieux !!
    Mais ça ne prouve pas que les téléphones portables, eux, sont bénéfiques.

    Déjà, avec tous les composants chimiques et électroniques qu'il y a dedans, peut-être que l'interaction des "bonnes" ondes électromagnétiques avec le reste des composants d'un téléphone portable est plus nocive que bénéfique.

    Et d'autres facteurs rentrent en compte avec le téléphone portable :

    - l'endroit ou on le porte le plus souvent dans la journée (le téléphone émet et reçoit des ondes en permanence, même si c'est minime, pas seulement pendant les appels). Dans un sac, pas de problèmes... Mais autour du cou ou dans la poche de sa veste, le téléphone est placé près du coeur et des poumons. Dans la poche avant du pantalon, il est placé près des ovaires, des testicules, de la rate et du foie. Pareil s'il est dans une poche "basse" de la veste ou du blouson.
    Durant les appels, au plus fort des expositions, on l'a près du cerveau (même si on utilise le kit mains-libres, le téléphone est bien rangé quelque part sur soi en général, près d'un organe vital). Certains dorment même avec le téléphone sous l'oreiller ou à moins de 20 cm de leur tête...
    Bref l'utilisation d'un tél portable chez les humains n'est pas comparable à l'exposition des souris à des ondes en laboratoire.

    - les paramètres techniques des réseaux de téléphonie mobile : proximité ou non d'une antenne-relais, qualité du réseau, niveau de signal etc... Idem c'est pas comme en laboratoire où chaque paramètre est contrôlé. En situation réelle, les paramètres sont plus nombreux et variables.

    - la multiplicité des différents types d'ondes envoyées ou reçues par les téléphones portables. Dans l'étude, seules les ondes électromagnétiques ont été évaluées.
    Or nos téléphones portables sont en permanence reliés à plusieurs sources d'ondes ou fréquences d'ondes différentes : ondes FM/GO (beaucoup de téléphones font la fonction "radio"), bluetooth, infrarouge, Wi-Fi, WAP, GPRS, UMTS, 3G divers, et même parfois intègrent la fonction GPS (signaux satellites).
    Peut-être que les ondes électromagnétiques ont des avantages, mais que l'interaction avec tout le reste a des effets contraires.

    En gros, même si l'étude est juste et prometteuse, vaut peut-être mieux se faire irradier en labo ou à l'hôpital par des professionnels médicaux qu'utiliser son téléphone 3h par jour...!

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